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La rivière Besbre

 

 

La rivière Besbre , de sa racine celte « Berbera » signifiant « bouillonnante », prend ses origines au sud du département de l’Allier, dans les Montagnes bourbonnaises.

La haute Besbre naît dans le département de l’Allier, à 1150m d’altitude sur le versant nord du Puy de Montoncel, en contre-bas de zones humides d’altitude gorgées d’eau, des micro-tourbières colonisées par les sphaignes, enclavées au milieu de forêts de résineux, les Bois Noirs.

 

La Besbre se créée grâce à l’union de 2 petits ruisseaux de source : le grand Besbre (bourbonnais) à 1190m d’altitude, et le petit Besbre (forézien) à 1180m d’altitude.

La Besbre et ses premiers affluents d’altitude court ensuite pendant 6 km environ à travers les Monts de la Madeleine dans le département de la Loire, avant de revenir définitivement dans le département de l’Allier où elle s’étirera de plus en plus sur 100 km vers le nord avant de s’offrir à la majestueuse Loire en rive gauche au cul de Besbre sur la commune de Diou.

 

Le peuplement de la Besbre est très diversifié : on recense une trentaine d’espèces.

Son bassin hydrographique de 760 km² est surtout développé en rive droite avec le Barbenan,

son principal affluent, l’Etui, le Sapey, le Coindre, Le Gerban, la Têche, le Graveron ;

alors qu’il est assez réduit en rive gauche avec le Brenasset et le Charnay.

 

La Haute Besbre et ses premiers ruisseaux d’altitude dévalent ainsi en petites cascades

d’eaux fraîches les pentes granitiques de la montagne bourbonnaise,

c’est le domaine de la Truite fario, du Chabot, du Vairon, de l’Ecrevisse à pattes blanches,

et de la Moule perlière.

 

Ensuite, son cours est transformé en réservoir hydroélectrique au barrage

de Saint-clément.

Elle prend alors, à l’aval, de celui-ci, le nom de « gorges de la Besbre ».

 

A Lapalisse (280m d’altitude), elle forme son cours moyen (le pont du Pays des Vérités faisant la transition entre la première et la deuxième catégorie piscicole. Le val de Besbre se dessine (vallée marno-argileuse alluvionnée), son dénivellement très faible a permis l’établissement d’une richesse piscicole exceptionnelle.

Cette vallée a la chance d’accueillir une population d’Ombres communs.

Chevesnes, Barbeaux et autres Cyprinidés d’eaux vives, Ecrevisses signal, Cincles plongeurs

et Loutres d’Europe, habitent ces lieux.

 

Véritable rivière de plaine de Jaligny au fleuve Loire, elle serpente gracieusement

et paresseusement en longs méandres dessinant un paysage typique dans le bocage.

Gardons, Ablettes, Perches, et Brochets, côtoient les Castors d’Europe de la ripisylve, les Couleuvres à collier, les Hérons, les Hirondelles de rivage et les Guêpiers des talus d’érosion.

 

Dans le bocage de la basse Besbre, la présence de nombreuses sources et d’un substrat argilo-sableux relativement imperméable ont favorisé la création de nombreux étangs qui ont donné à ce territoire situé entre la rivière Allier et le fleuve Loire, le nom de Sologne bourbonnaise.

La tortue aquatique : la Cistude d’Europe, fait partie des nombreux trésors de ces eaux calmes.

 

A Dompierre sur Besbre (200m d’altitude), une partie de son eau sera prise puis rendue

afin de contribuer à l’’alimentation du Canal latéral à la Loire où Brèmes, Carpes,

et Poisson-chat y trouvent les conditions de vie idéales.

 

Après être passée sous le pont canal, elle arrive au terme de son existence où elle sculpte le cul de Besbre à Diou, derrière l’abbaye de Sept-Fons, à sa confluence avec le plus grand fleuve de France, la Loire, où passent les poissons migrateurs comme les Anguilles et les Lamproies marines.

 

 

 





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